En définissant les acteurs du droit de la consommation, on en circonscrit le champ d’application. Ses destinataires sont les professionnels auxquels ce droit s’impose. Quant à ses bénéficiaires, il s’agit en premier lieu du consommateur et, dans une moindre mesure, du non-professionnel.
Le droit de la consommation est né du besoin de protéger le consommateur contre les pratiques de certains professionnels qui, en position de supériorité économique, d’asymétrie juridique ou intellectuelle, sont en mesure d’imposer leur vision des choses et de l’empêcher de s’engager en connaissance de cause. Même s’il est plus aguerri que par le passé et plus impliqué dans l’acte d’achat, force est de constater que le consommateur est souvent démuni face à des professionnels déloyaux, des méthodes commerciales de plus en plus intrusives, des contrats d’adhésion complexes et des modèles contractuels asservissants.
Alors que le consommateur est une notion clé du droit de la consommation, il aura fallu attendre la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation pour qu’une définition soit insérée dans le Code de la consommation. Elle figure désormais dans l’article liminaire de ce code refondu par l’ordonnance n° 2016-301 du 14 mars 2016. Il s’agit de « toute personne physique qui agit à des fins qui n’entrent pas dans le cadre de son activité commerciale,