Avant d’écrire, l’avocat doit disposer de connaissances solides, puis entreprendre une démarche d’identification indispensable.
Au titre des connaissances à acquérir, il devra connaître le droit, maîtriser la langue française et connaître parfaitement son dossier. Une fois ceci acquis, il devra identifier qui sera son lecteur et quelles sont les attentes de celui-ci.
Au-delà, il devra faire ses recherches juridiques, choisir les pièces utiles dans celles qu’il a réuni et qu’il voudra présenter. Puis, en rédigeant, l’avocat devra, comme le préconisait Boileau en 1674, vingt fois sur le métier remettre son ouvrage, le polir, le repolir :
« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser ; Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement ; Et les mots pour le dire arrivent aisément. Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage, Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. Polissez-le sans cesse, et le repolissez, Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. » 110.
L’avocat est un artisan de l’écrit comme de la parole qui ne doit jamais cesser d’améliorer son art 111.
Chapitre I La connaissance du droit et de la procédure
La compétence de l’avocat se caractérise par son savoir-faire 112 et notamment sa maîtrise du droit et de la procédure.
Il existe de nombreux textes qui imposent une forme spécifique pour un acte. Il n’est donc pas possible de rédiger