Recherche

Imprimer
Télécharger
Ouvrage

Introduction à la rédaction des actes judiciaires et juridiques

15 janv. 2019

Scripta manent

II - Le développement de l'écriture en matière judiciaire

15 janv. 2019

Introduction à la rédaction des actes judiciaires et juridiques

Scripta manent

  • Réf : Créhange P., Introduction à la rédaction des actes judiciaires et juridiques, janv. 2019, Gazette du Palais, 9782901627104 Copier la référence
  • id : 9782901627104-6 Copier l'id

Auteur(s)

Thématique(s)

Auteur(s)

Les symboles vont au fil des ans évoluer et se simplifier jusqu’à ce que l’écriture naisse.

Les premiers foyers d’écriture ont été trouvés en Mésopotamie vers 4 500 ans avant J.-C. L’écriture y est cunéiforme, c’est-à-dire constituée de traits terminés en forme de « coins » ou « clous » 10, et se pratique par incision à l’aide d’un roseau taillé en pointe (le « calame ») principalement sur des tablettes d’argile. Il existe des centaines de traits différents.

Les conditions d’élaboration de cette forme d’écriture, qui est la plus vieille connue avec les hiéroglyphes égyptiens, sont encore obscures.

On date la naissance des hiéroglyphes du IVe millénaire avant notre ère. Ces derniers sont dessinés sous forme de pictogrammes, de représentations graphiques schématiques.

De manière concrète, les hiéroglyphes sont des images du monde quotidien des Égyptiens. Les caractères qui les composent représentent des objets divers, naturels ou produits par l’homme, tels que des plantes, des figures de dieux, d’humains et d’animaux...

Les égyptologues distinguent traditionnellement trois catégories de signes :

les signes-mots (ou idéogrammes), qui désignent un objet ou, par métonymie, une action ;

les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui correspondent à une consonne isolée ou à une série de consonnes ;

les déterm