Conclure, « dans le langage courant, c’est terminer un exposé ou un raisonnement que l’on résume en quelques phrases voire en quelques mots 179. En procédure civile, devant un Tribunal de grande instance, un tribunal d’instance une cour d’appel, un conseil de prudhommes et plus généralement devant tout organe juridictionnel, les avocats des parties sont amenés à remettre aux juges un document de synthèse qui contient l’exposé des moyens de fait ou de droit sur lesquels ils fondent les prétentions et la défense de leurs clients. Ce document se dénomme des conclusions. En fait, quelle que soit la juridiction, il est rare que les avocats se limitent à échanger un seul jeu de conclusions. Souvent, celui qui reçoit des conclusions souhaitera répondre (ou répliquer 180) à tout ou partie des arguments de son adversaire, par l’envoi de nouvelles conclusions (dites responsives). Il arrive qu’au fil des débats les conseils des parties modifient les prétentions de leurs clients et les moyens sur lesquels elles les fondent. Il est alors difficile de savoir si, à la clôture de l’instruction de l’affaire, elles ont ou non abandonné certaines de leurs premières demandes ou si elles ont abandonné une partie des moyens qui les fondaient initialement. »
Pour éviter toute incertitude, le décret du 28 décembre 1998 qui a modifié notamment l’article 753 du Code de procédure civile