1. Représentation légale et gouvernance. – Il convient de rappeler que, sous l’ancienne législation, l’article 22 alinéa 1er de la loi du 24 juillet 1867 disposait que les sociétés anonymes étaient représentées par un ou plusieurs mandataires pris parmi les associés 1.
La problématique de la désignation du représentant légal par le maintien des règles d’administration et de direction de la société anonyme en vigueur dans la zone franc ou dans les législations nationales alors en vigueur s’est naturellement posée aux rédacteurs de l’AUDSC 2.
À ces questions, le législateur Ohada a répondu en prévoyant pour les sociétés anonymes deux modes d’administration distincts, le conseil d’administration et l’administrateur général (AUDSC, art. 414) et, s’agissant du conseil d’administration, a choisi de répartir de manière claire et équitable les pouvoirs entre le directeur général et les différents organes de gestion et d’administration de la société (AUDSC, art. 415).
C’est ainsi qu’afin d’éviter toute ambiguïté l’article 487 de l’AUDSC précise : « Le directeur général assure la direction générale de la société. Il la représente dans ses rapports avec les tiers ; pour l’exercice de ces fonctions, il est investi des pouvoirs les plus étendus, qu’il exerce dans la limite de l’objet social et sous réserve de ceux expressément attribués aux