CA Paris, P. 2, 13e ch. appels correctionnels, 13 mai 2022, no 18-08977 : cette décision n’étant pas en open data, elle n’est pas encore consultable en ligne
La décision de la cour d’appel de Paris se concentre sur quatre aspects fondamentaux du droit pénal du travail en France : l’application du droit français face aux certificats de détachement provenant du droit européen pour les salariés des sociétés étrangères, la prohibition du travail dissimulé, l’illicéité du prêt de main d’œuvre et, enfin, l’impératif de ne pas porter atteinte aux droits syndicaux des salariés.
Sur les certificats de détachement des salariés dans les compagnies aériennes régis par le droit européen :
L’article L. 1262-2 du Code du travail ne s’applique pas lorsqu’il n’existe aucun contrat de travail entre l’entreprise étrangère et le salarié et que leur relation de travail ne subsiste pas pendant la période de détachement.
La cour d’appel précise que les certificats de détachement issus du droit européen établissent une présomption simple de régularité d’affiliation des travailleurs concernés au régime de sécurité sociale de l’État membre où est établie l’entreprise qui l’occupe. Cependant, cette présomption ne peut faire échec à l’application du droit pénal et à la constatation de l’infraction de travail dissimulé par