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Revue

Gazette du Palais

N° 15 - 20 avr. 2021

Recel successoral : l'intention frauduleuse de rompre l'égalité du partage résulte de la volonté d'usurper la possession du bien d'autrui

20 avr. 2021

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 20 avril 2021, n° 420m9 Copier la référence
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Auteur(s)

Julie Flament
Avocate au barreau de Paris, Mulon Associés

Thématique(s)

Auteur(s)

Julie Flament
Avocate au barreau de Paris, Mulon Associés

« L'autorité de la chose jugée au pénal s'étend aux motifs qui sont le soutien nécessaire du chef de dispositif prononçant la décision ». Un recel successoral ne peut donc être retenu par le juge civil à l’encontre d’un héritier précédemment relaxé pour des faits de vol commis au préjudice de la succession.

Par cet arrêt, la première chambre civile de la Cour de cassation vient rappeler l’étendue du principe de l'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil et confirmer une jurisprudence constante : le juge civil ne peut prêter au justiciable des intentions que le juge pénal a refusé de caractériser (Cass. 1re civ., 28 mars 2018, n° 17-15628).

En l’espèce, un héritier, frère du défunt, a été poursuivi pour des faits de vols commis au préjudice de la succession. L’élément intentionnel de l’infraction n’étant pas caractérisé, il est relaxé. La juridiction pénale lui a en effet accordé le bénéfice du doute puisqu’il n’était pas établi qu'il avait eu la volonté de divertir des biens appartenant à l’indivision successorale.

Les enfants du défunt assignent néanmoins leur oncle devant le juge civil pour obtenir la constatation d’un