Recherche

PDF Revue
Imprimer
Télécharger
Revue

Gazette du Palais

N° 24 - 3 juil. 2018

Recevabilité de la requête afin d'ouverture d'une mesure de protection s'agissant de l'énoncé des faits appelant la protection

3 juil. 2018

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 3 juill. 2018, n° 325n9, p. 78 Copier la référence
  • id : GPL325n9 Copier l'id

Auteur(s)

Sous la direction de Élodie Mulon
Avocat au barreau de Paris, associé, Mulon Associés, membre du Conseil national des barreaux, présidente de l'IDFP, ancien membre du conseil de l'Ordre
Béatrice Weiss-Gout
Avocat au barreau de Paris, BWG Associés, co-fondatrice de l'IDFP, ancien membre du Conseil national des barreaux

Thématique(s)

Auteur(s)

Sous la direction de Élodie Mulon
Avocat au barreau de Paris, associé, Mulon Associés, membre du Conseil national des barreaux, présidente de l'IDFP, ancien membre du conseil de l'Ordre
Béatrice Weiss-Gout
Avocat au barreau de Paris, BWG Associés, co-fondatrice de l'IDFP, ancien membre du Conseil national des barreaux

L’article 1218 du Code de procédure civile dispose que la requête aux fins d’ouverture d’une mesure de protection d’un majeur comporte, à peine d’irrecevabilité, l’énoncé des faits qui appellent cette protection au regard de l’article 428 du Code civil. Pour autant, aucun formalisme particulier n’est exigé concernant cet énoncé.

La première chambre civile de la Cour de cassation le rappelle dans cet arrêt du 24 janvier 2018, et admet ainsi la recevabilité d’une requête formée par le Ministère public, dont l’énoncé des faits motivant la demande figurait dans des documents annexés à la requête, qu’il avait fait siens. En pratique, il est courant que le procureur de la République, lorsqu’il saisit le juge des tutelles, se contente d’une requête « type » à laquelle sont annexés la lettre et les documents éventuels qui lui ont été adressés par l’auteur du signalement. On note le pragmatisme de cette solution qui refuse de faire peser sur le Ministère public – habilité à saisir le juge des tutelles à la demande d’un tiers – une obligation de s’approprier, dans le corps de sa requête, les informations qui lui ont été signalées à cette fin. Cette solution n’est nullement cantonnée à la demande d’ouverture d’une mesure de protection émanant du Ministère public, et pourrait tout aussi bien s’appliquer à la requête déposée par l’une des personnes visées à