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Gazette du Palais

N° 01 - 3 janv. 2017

L'intérêt supérieur de l'enfant ne peut, à lui seul, constituer un motif légitime justifiant le refus d'une expertise biologique

3 janv. 2017

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 3 janv. 2017, n° 283d4, p. 75 Copier la référence
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Auteur(s)

Mélanie Courmont-Jamet
Avocat au barreau de Paris, BWG Associés

Thématique(s)

Auteur(s)

Mélanie Courmont-Jamet
Avocat au barreau de Paris, BWG Associés

L’arrêt rendu par la première chambre civile le 13 juillet 2016 rappelle que, si l’expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf motif légitime de ne pas y procéder, l’intérêt supérieur de l’enfant ne peut, à lui seul, constituer un tel motif.

Cass. 1re civ., 13 juill. 2016, no 15-22848, ECLI:FR:CCASS:2016:C100887, M. Z c/ M. R et Mme B, PB (cassation partielle CA Metz, 2 juin 2015), Mme Batut, prés. ; Me Blondel, SCP Didier et Pinet, SCP Ohl et Vexliard, SCP Rocheteau et Uzan-Sarano, av.

Quatre ans après la naissance d’une enfant, inscrite à l’état civil comme étant la fille de Mme B et de son époux M. R, un ancien amant de la mère, M. Z, engage une action aux fins de contester la paternité de M. R et d’établir sa propre paternité à l’égard de l’enfant.

Le tribunal de grande instance a, avant dire droit, ordonné une expertise biologique à laquelle Mme B et M. R n’ont pas déféré.

Les premiers juges déduisent de ce refus que le mari n'est pas le père de l'enfant.

Mme B et M. R ont interjeté appel de cette décision, invoquant tout d’abord l’irrecevabilité de l’action de M. Z qu’ils considèrent comme tardive, et considérant ensuite que leur refus de l’expertise était justifié par un motif légitime, à savoir la contrariété à l’intérêt