326. Ambivalence du lien avec le dommage corporel. – Non seulement les mécanismes dont il est question ici ignorent la question du fait générateur, mais leur mise en œuvre n’est pas conditionnée par ce qui est, à proprement parler, un dommage corporel. Ces mécanismes se déclenchent en fonction de la situation de la personne présentant des besoins en termes de restauration de ses droits, et notamment en raison de son handicap, ou de sa maladie. Le terme de « victime » est, comme celui de « dommage », souvent impropre dans ce contexte.
La compensation sans égard au fait générateur pourrait donc ne pas trouver sa place dans un ouvrage consacré au droit du dommage corporel. Néanmoins, cette exclusion aurait un effet adverse : elle reviendrait à nier une réalité indubitable, la victime d’un dommage corporel est en même temps, potentiellement, une personne en situation de handicap (§ 1), et une personne malade qu’il convient de soigner (§ 2).