CA Paris, P. 4, ch. 13, 2 juill. 2024, no 24/00666
L’avocat constitue, à travers la représentation et la défense des droits de son client, un acteur cardinal du procès. En tant que véritable interface entre le juge et le justiciable, il contribue à assurer la structuration du débat judiciaire. En vertu de leur statut d’auxiliaires de justice, et au regard de leurs fonctions de représentation, les avocats bénéficient, en vertu de l’article 416 du Code de procédure civile, d’une présomption simple relative à l’existence d’un pouvoir de représentation ad litem. En cas de renversement de cette dernière, il appartient à l’avocat d’apporter les éléments probatoires permettant de démontrer sa détention effective d’un mandat de représentation.
En l’espèce, la chambre 13 du Pôle 4 de la cour d’appel de Paris fait application de ce principe dans une hypothèse où un avocat avait intenté une action de groupe auprès du tribunal judiciaire de Paris au nom et pour le compte de 1 320 personnes, visant à engager la responsabilité de l’État pour dysfonctionnement du service public de la justice, à raison de délais excessifs de jugement.
Dans le cadre de cette procédure, l’agent judiciaire de l’État a formé un incident de procédure au motif que les mentions relatives à l’état civil de certains demandeurs n’étaient pas complètes dans