CA Paris, P. 7, 5e ch. de l’instr., 27 nov. 2024, no 2024/02172 : cette décision n’étant pas en open data, elle n’est pas encore consultable en ligne
1. La cour d’appel de Paris était saisie d’une demande de remise, sur mandat d’arrêt européen, d’un ressortissant étranger installé en France depuis plusieurs années, individu réclamé par les autorités italiennes pour l’exécution d’une peine de dix ans d’emprisonnement des chefs d’infractions à la législation sur les stupéfiants. Le mandat d’arrêt européen précisait que l’intéressé n’avait pas comparu en personne au procès d’appel ayant mené à la décision de condamnation, mais qu’un défenseur de confiance l’y avait représenté ; la décision de condamnation était décrite comme définitive.
2. Or, au cours des débats, la défense avait produit (i) une décision d’une juridiction italienne autorisant l’intéressé à se pourvoir en cassation contre la décision de condamnation précitée, et ce en dépit de l’expiration des délais de recours, le tout en considération de ce que la preuve n’était pas rapportée de ce que l’intéressé avait eu connaissance de la tenue du procès d’appel ; (ii) la décision de la Cour de cassation italienne statuant sur ce pourvoi, et le rejetant, tout en relevant que ce n’était pas un défenseur de confiance mais un avocat commis d’office par la