CA Montpellier, 1re ch., sect. D, 26 févr. 2013, no 11/06685, Mme A c/ M. M., M. Maillet, prés., Mmes Rodier et Castanié, cons. ; SCP Argellies Watremet, SCP Phillipe S., SCP Garrigue, av.
Le propriétaire d’un animal qu’il a sous sa garde est entièrement responsable du dommage causé par celui-ci dès lors qu’il n’est pas démontré une faute de la victime présentant les caractères de la force majeure. Une victime s’était faite mordre par un chien alors qu’elle venait chercher sa fille chez un camarade de classe. La cour d’appel a considéré qu’elle n’avait commis aucune faute présentant les caractères de la force majeure, dès lors qu’elle était attendue, qu’elle n’était pas avertie de la présence d’un chien ce jour-là, qu’elle avait pu ouvrir sans difficulté le portail que le propriétaire aurait dû fermer à clé,et que la clochette servant à se signaler ne pouvait être entendue depuis l’intérieur de la maison en raison de la circulation et du double vitrage. En conséquence, le propriétaire du chien, qui détenait sur lui le pouvoir de contrôle et de direction mais ne l’avait pas exercé pour éviter l’accident de morsure, voit sa responsabilité pleinement engagée sans qu’il y ait lieu à un quelconque partage de celle-ci.