Le mot « urbanisme » a été inventé en 1867 par l’espagnol Cerda dans sa « théorie générale de l’urbanisation ». Rattaché au droit administratif, le droit de l’urbanisme est un droit des sols, né en France, au xixe siècle et qui va se développer au début du xxe siècle. Le droit de l’urbanisme est une activité d’intérêt général marquée par une forte inflation normative.
C’est à compter de la Première Guerre mondiale que l’on prend conscience en France de la nécessité de réguler la croissance urbaine. Le premier grand texte, la loi Cornudet du 14 mars 1919, pose le principe du zonage à travers l’élaboration de plans. Ces ancêtres des plans locaux d’urbanisme (PLU), reposent sur le découpage du territoire communal en zones d’affectation spéciales, identifiables grâce aux documents graphiques et régies par des prescriptions réglementaires. Cinq années plus tard, la loi du 1er juillet 1924 vient encadrer la prolifération anarchique des lotissements à la périphérie des villes en imposant une autorisation de lotir appelée aujourd’hui, le permis d’aménager.
Posant les bases de l’urbanisme contemporain, la loi du 15 juin 1943 a constitué une étape essentielle en instaurant la gratuité des servitudes d’urbanisme, véritable pilier du droit de l’urbanisme (art. L. 105-1). Les servitudes d’urbanisme pèsent essentiellement sur les