162. La principale caractéristique de la protection internationale des droits de l’homme est l’acceptation d’un contrôle externe. Les trois principales puissances économiques du monde, la Chine, les États-Unis et l’UE n’ont accepté aucun contrôle externe du respect des valeurs fondamentales, laissées à l’appréciation de leur propre juge. Les États du Conseil de l’Europe, quant à eux, ont accepté une procédure de contrôle confiée à un organe international : la Cour européenne des droits de l’homme. Pionnière, elle n’est pas unique dans son genre, ni au plan régional, où une Cour interaméricaine (sans les États-Unis) et une Cour africaine ont vu le jour, ni au plan universel, avec divers comités onusiens compétents pour recevoir des demandes individuelles, et tout particulièrement le Comité des droits de l’homme des Nations unies, compétent pour les réclamations se rapportant au Pacte des Nations unies sur les droits civils et politiques de 1966 (mais pour les communications individuelles, sa compétence est limitée aux États qui ont accepté le protocole facultatif). À la différence des États-Unis, de la Chine et de l’UE, la Russie, principale puissance militaire européenne, accepte le contrôle extérieur du Comité des droits de l’homme des Nations Unies – elle acceptait également le contrôle de la Cour européenne jusqu’en 2022, lorsque sa participation au Conseil de l’Europe a pris fin.
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