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Gazette du Palais

N° 33 - 1 oct. 2019

Non-représentation d'enfant : à moins de circonstances exceptionnelles, la réticence de l'enfant n'est ni un fait justificatif ni une excuse légale

1 oct. 2019

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 1 oct. 2019, n° 360j2, p. 63 Copier la référence
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Auteur(s)

Agathe Wehbe
Avocate au barreau de Paris

Thématique(s)

Auteur(s)

Agathe Wehbe
Avocate au barreau de Paris

En l’absence de circonstances exceptionnelles souverainement appréciées par les juges du fond, la réticence de l’enfant à rencontrer celui qui est en droit de le réclamer n’est ni un fait justificatif ni une excuse légale pour celui qui a l’obligation de le représenter.

Cass. crim., 9 mai 2019, no 18-83840, ECLI:FR:CCASS:2019:CR00631, Épx U., D (cassation partielle CA Besançon, 5 juin 2018), M. Soulard, prés. ; SCP Krivine et Viaud, av.

En l’espèce, sur appel d’une décision du juge aux affaires familiales (JAF), la cour d’appel octroie un droit de visite au grand-père à l’égard de sa petite-fille. Les parents refusent de s’y conformer et de représenter l’enfant, puis ressaisissent le JAF qui médiatise le droit de visite. Les parents étant prévenus de non-représentation d’enfant, le tribunal correctionnel les relaxe mais la cour d’appel les déclare coupables, retenant « qu’ils s’opposent au droit de visite en se réfugiant derrière une hostilité de l’enfant à l’égard de son grand-père qu’ils ont eux-mêmes entièrement suscitée et entretenue ».

Au soutien de leur pourvoi, les parents soulèvent deux moyens : le premier est relatif à la constitution du délit malgré la réticence de l’enfant à rencontrer son grand-père ; le second, purement pénal, à l’individualisation de la