725. Diversification et complexité des solutions. Dans la conception française, le statut personnel inclut traditionnellement, outre les questions individuelles, les relations de famille : mariage et filiation. Le lien qui unit ces différentes questions n’est pas, comme dans d’autres systèmes, d’ordre religieux, et son aspect sociologique (la tradition que reflète le contenu des règles) est fortement en recul. Subsiste essentiellement, en droit des conflits de lois, le souci de l’application permanente d’une loi donnée nonobstant les déplacements temporaires de l’individu. Cette loi est encore en principe celle de la nationalité en vertu de l’art. 3 al. 3 C. civ. Mais ce texte n’exprime plus l’état du droit positif, au point que ce rattachement est devenu, en fait, marginal ; cela sous l’influence de facteurs multiples.
En premier lieu, les cas d’intervention du juge ou des administrations du pays d’établissement, appliquant leur loi (dans un contexte possiblement gracieux), se sont multipliés.
En deuxième lieu et plus généralement, le rattachement à la loi nationale, appliqué de manière relativement simple pendant le xixe siècle, s’est révélé moins approprié dès la première moitié du suivant avec le développement de l’immigration en France (supra no 219) et s’est heurté à une difficulté pratiquement insurmontable du fait de la disparition progressive de