Cet article a été publié dans le cadre du dossier « 16e édition des États généraux du droit de la famille et du patrimoine - L'amiable : concevoir et construire - » de la Gazette du Palais.
Alors que le juge civil qui a pour mission première de trancher le litige selon les règles de droit applicables, dans un cadre structuré par le principe de la contradiction, il lui arrive fréquemment d'être facilitateur de la « construction » d'une solution amiable du litige dont il est saisi.
NDA – Le style oral de la présentation a été conservé.
Après un traitement panoramique du sujet avec la hauteur d’analyse et la capacité de mise en perspective institutionnelle et organisationnelle qui caractérisent les interventions de Mme le professeur Amrani-Mekki, je vous propose de redescendre dans une enceinte judiciaire et de reprendre la question à travers le prisme de l’intervention du juge dont l’office quotidien est de s’attacher à la singularité des affaires qui lui sont soumises.
Quelle place peut avoir un juge qui exerce une autorité verticale, applique des règles générales et impersonnelles dans un cadre procédural et temporel peu agile et selon un mode de communication coercitif dans la conception et la construction d’une solution amiable, lesquelles sont favorisées par l’horizontalité des acteurs communicant dans un mode non coercitif, interactif, souple, avec une gestion du temps qui échappe au