239. Compte tenu de l’augmentation des prix de l’immobilier, il est de plus en plus fréquent que les candidats acquéreurs recourent au crédit. Celui-ci est devenu un élément fondamental des économies modernes. Il facilite l’achat de biens sans avoir au préalable à épargner. De nombreux acquéreurs peuvent seulement accéder à la propriété immobilière parce qu’ils recourent à l’emprunt. En ce sens, il est particulièrement utile tant économiquement que socialement. Mais il présente des dangers importants. Si l’on se place du côté de l’emprunteur, et plus particulièrement du profane, le principal danger que l’on peut signaler est d’ordre social. Si le consommateur n’est pas prudent ou s’il est victime d’un accident de la vie, il se trouvera face à des engagements qui dépasseront ses ressources, ce qui le conduira vers les procédures de surendettement ou de rétablissement personnel.
Pour ces différentes raisons, le législateur a considéré depuis plusieurs années que les règles du droit commun du Code civil relatives au prêt de somme d’argent étaient insuffisamment protectrices et il a édicté des règles spécifiques, dans le domaine d’abord du crédit à la consommation, puis dans celui du crédit immobilier.
240. Le législateur a mis en œuvre une politique consistant dans la protection du consommateur 499, dont le coût sera d’ailleurs supporté par le consommateur 500. Cette