Les libertés fondamentales trouvent leur origine dans la philosophie libérale, qui met l’accent sur la sphère d’autonomie, la liberté de l’homme. Celle-ci est consacrée dans les textes révolutionnaires, principalement la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, mais a fait l’objet de remises en cause dans l’histoire.
1Les sources de la théorie libérale
Les origines indirectes : les ancêtres des libertés
La Grèce antique est la mère de la démocratie, elle permet de reconnaître aux individus le droit de participer à la vie politique de la cité. Toutefois, ce statut est réservé aux hommes libres, excluant les femmes et les esclaves. Le principe d’égalité est encore loin d’être respecté. De même, il n’y a pas de liberté individuelle, car la cité intervient dans tous les domaines de la vie quotidienne.
Il existe néanmoins certaines réglementations qui sont protectrices des libertés publiques : par exemple, les principes posés par Solon (vie siècle avant J.-C.) ébauchent la notion de sûreté : lorsqu’un homme asservi pour dettes a été affranchi, il ne peut plus être asservi de nouveau pour le même motif.
En outre, certaines philosophies précèdent la philosophie libérale en plaçant la dignité et l’universalité de l’homme au cœur de leurs théories. Par exemple, pour les sophistes, l’homme est la mesure de toute chose (Protagoras).
Les mêmes