Cet article a été publié dans le cadre du dossier « 12e États généraux du dommage corporel - Préjudice professionnel des victimes directes et indirectes - » de la Gazette du Palais.
Si les victimes directes bénéficient d’un régime de droit relativement protecteur on peut se demander s’il en va de même pour les victimes indirectes ?
Celles-ci sont un peu les « parents pauvres » de la nomenclature Dintilhac et la jurisprudence ne leur est pas toujours favorable…
Il existe une méconnaissance du sort des ayants droit de la victime, ces « aidants » dont le rôle est mal connu et que notre droit positif devrait aider davantage.
C’est le sens de cette communication.
NDA – Le style oral de la présentation a été conservé.
Notre propos est de donner vie à des personnes pratiquement invisibles pour tous et parfois pour eux-mêmes : les aidants.
Les aidants prennent soin, chaque jour, d’un parent handicapé.
C’est une « colonne vertébrale » du système de santé.
Une enquête du ministère de la Santé réalisée en 2008 recensait 8 millions de personnes concernées : on parle aujourd’hui de près de 11 millions d’aidants.
Ce sont eux qui stimulent le cérébro-lésé apragmatique, qui font la toilette intime du tétraplégique, qui gèrent le matériel, aident à la prise de médicaments, avec d’autant plus de nécessité qu’après une hospitalisation, les conditions de retour