Cet article a été publié dans le cadre du dossier « 12e États généraux du dommage corporel - Préjudice professionnel des victimes directes et indirectes - » de la Gazette du Palais.
L’expertise doit ouvrir vers une évaluation in concreto des préjudices liés au travail. La mission doit inviter l’expert à ne se pas se cantonner à la question de l’imputabilité. Il doit, par une approche situationnelle, grâce aux apports de la médecine du travail qui s’intéresse à l’individu dans l’entreprise et de la kinésithérapie qui s’intéresse à la souffrance du corps laborieux, donner les éléments permettant de parvenir à une réparation réellement personnalisée.
NDA – Le style oral de la présentation a été conservé.
Le sujet évoque d’emblée une question : l’expertise médicale réserve-t-elle au préjudice professionnel la place qu’il mérite ? Trop souvent, ce poste de préjudice n’est pas suffisamment abordé dans le cadre de l’expertise. Les missions d’expertise, judiciaires ou amiables, ne traitent pas cette question avec la même optique. Toutes ont cependant des points communs : outre l’analyse des données médicales, elles reposent sur un interrogatoire précis de la personne : interroger le passé, le présent et l’avenir. En ce sens, ce poste de préjudice comporte un fort aspect déclaratif, accentué par les éléments subjectifs qui le composent (douleurs,