Cet article a été publié dans le cadre du dossier « 12e États généraux du dommage corporel - Préjudice professionnel des victimes directes et indirectes - » de la Gazette du Palais.
L’atelier a pour objectif de souligner les particularités des victimes de lésions cérébrales et de blessures psychiques, tant d’un point de vue médical que juridique pour mieux rendre compte des enjeux du point de vue de l’insertion ou de la réinsertion professionnelle à la lumière de principes et solutions de droit positif.
NDA – Le style oral de la présentation a été conservé.
Il est d’abord revenu à Mme Anne Guégan d’introduire la problématique et de rappeler quelques principes et solutions utiles.
1. À ce titre, les personnes cérébro-lésées et les blessés psychiques ont été décrits comme des victimes particulières, en ce que les handicaps qui résultent du dommage corporel qui est venu bouleverser leur vie ne sont pas apparents comme peuvent l’être les handicaps affectant la motricité et les fonctions physiques. Les handicaps de la personne cérébro-lésée ou du blessé psychique ne se voient pas ; ils sont invisibles à l’œil nu !
En effet, pour les personnes cérébro-lésées notamment, la principale source de handicap séquellaire s’analyse en déficiences cognitives et modifications du comportement et de la personnalité qui vont évidemment perturber