Cet article a été publié dans le cadre du dossier « 12e États généraux du dommage corporel - Préjudice professionnel des victimes directes et indirectes - » de la Gazette du Palais.
En une fraction de seconde, la vie d'une famille bascule et se retrouve confrontée aux difficultés de la vie quotidienne pour arriver à conjuguer vie professionnelle et vie d'aidant. Dans cette crise identitaire, l'univers professionnel se montre intraitable engendrant un préjudice physique, moral, et financier très peu pris en compte en termes d'indemnisation. Ce vécu illustre la réalité de ces difficultés.
NDA – Le style oral de la présentation a été conservé.
Au nom de l’Union nationale des associations des familles de traumatisés crâniens (TC) et cérébro-lésés (UNAFTC), en tant que vice-président en charge des affaires européennes, et au nom de tous les aidants familiaux, je remercie le Conseil national des barreaux de m’avoir permis de partager mon témoignage lors des derniers États généraux du dommage corporel.
En une fraction de seconde, votre vie bascule entraînant des séquelles irréversibles avec un handicap visible ou invisible et des dommages collatéraux pour toute une vie.
Nous, les aidants et proches des victimes accidentées de la vie, les décrivons par ces mots simples : « Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre ».
Une revue scientifique américaine en 2018, estimait à plus de 70 millions le nombre