CE, 2è et 7è ch. réunies, 9 juin 2026, no 504383, ministre de l'Intérieur c/ M. X, Lebon T. (annulation ord. TA Strasbourg, 28 avr. 2026), L. Bellulo, rapp. ; D. Pradines, rapp. pub.
En l’espèce, l’étranger résidant en France depuis plus de 10 ans a fait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris en application du huitième alinéa de l’article L. 631-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) dans sa rédaction issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. Cet alinéa prévoit que l’étranger remplissant l’une des conditions mentionnées aux 1° à 4° de l’article L. 631-2 du CESEDA peut faire l’objet d’une expulsion, alors régie par l’article L. 631-1 du CESEDA, si les faits à l’origine de la décision d’expulsion ont été commis à l’encontre de son conjoint, d’un ascendant ou de ses enfants ou de tout enfant sur lequel il exerce l’autorité parentale.
Ledit étranger, outre deux infractions graves au Code de la route, a été condamné par un jugement du tribunal correctionnel de 2023, devenu définitif, à une peine d’un an d’emprisonnement ferme pour des faits de violences intra‑familiales commis de 2017 à juillet 2022. Il a fait l’objet d’une interdiction d’entrer en contact avec son ancienne épouse et ses enfants durant deux ans comme de