Pour déclarer valable un contrat d'assurance-vie souscrit au nom d’une personne en curatelle renforcée, l'arrêt retient que la signature du curateur a été apposée à côté d'une signature attribuée à la personne protégée, et qu'il sera répondu postérieurement à la contestation de l’authenticité de cette seconde signature.
En statuant ainsi, la cour d’appel a violé l’article 465 du Code civil car il lui appartenait, avant de statuer sur la validité du contrat, de procéder à la vérification de l'authenticité des signatures et écritures qui étaient attribuées à la personne protégée.
Cass. 1re civ., 12 juin 2024, no 22-10874, Cts L. c/ M. L. et Sté CNP assurances, F-D (cassation partielle CA Paris, 30 nov. 2021) : Dr. famille sept. 2024, n° 116, obs. L. Mauger-Vielpeau ; LEFP sept. 2024, n° DFP202k9, obs. G. Raoul-Cormeil ; Resp. civ. et assur. sept. 2024, comm. 201, note G. Raoul-Cormeil ; BJDA.fr 2024, n° 94, note N. Leblond ; LEDA sept. 2024, n° DAS202d1, obs. C. Béguin-Faynel ; RGDA sept. 2024, n° RGA202a6, note S. Lambert ; DEF 17 oct. 2024, n° DEF222f1, obs. D. Noguéro
En 2012, Monsieur Z., âgé de 78 ans, est placé par le juge des tutelles en curatelle renforcée ; son fils V. est désigné comme