Selon la convention des parties à l’acte de vente, l’indemnité d’assurance a été transférée à l’acquéreur qui devait effectuer les travaux pour laquelle elle avait été versée.
Les tiers pouvant invoquer à leur profit comme constituant un fait juridique la situation créée par un contrat auquel ils ne sont pas parties, la cour d’appel a pu en déduire que le nouvel acquéreur avait acquis la qualité d’accipiens à l’égard de l’assureur, de sorte qu’il devait lui restituer les indemnités non affectées à la réparation de l’ouvrage.
Cass. 3e civ., 13 avr. 2023, no 19-24060, M. [Z] [E] c/ M. [I] [D] et a., FS-B (rejet pourvoi c/ CA Aix-en-Provence, 12 sept. 2019), Mme Teiller, prés. ; SCP Gadiou et Chevallier, SARL Le Prado-Gilbert, SCP Marc Lévis, av. : GPL 9 mai 2023, n° GPL448v8, obs. C. Berlaud ; LEDA mai 2023, n° DAS201h6, obs. N. Bonnardel ; RGDA juin 2023, n° RGA201j1, note J.-P. Karila ; LEDC juin 2023, n° DCO201o9, obs. H. Kassoul
Cette décision promise à publication traite du transfert de l’indemnité d’assurance dommages-ouvrage du vendeur de l’ouvrage à l’acquéreur, et de la possibilité offerte à l’assureur dommages-ouvrage de récupérer la part d’indemnité non affectée aux travaux auprès du nouvel acquéreur qui en a reçu le