Dans son arrêt du 24 novembre 2022, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation a eu à s’interroger sur le domaine d’application de la prescription biennale telle qu’elle résulte de l’article L. 114-1 du Code des assurances. Dans le cadre d’une demande en paiement exercée par un assuré à l’encontre de son assureur résultant de la vente d’un véhicule que l’assuré estimait parfaite, la Cour de cassation a considéré qu’il convenait de mettre en œuvre non pas le délai de prescription biennale, mais celui de cinq ans de droit commun.
Cass. 2e civ., 24 nov. 2022, no 21-13269, Sté Generali Iard c/ Sté Ferrari financial services GmbH, F-D (rejet pourvoi c/ CA Paris, 12 janv. 2021), M. Pireyre, prés. ; SCP Duhamel-Rameix-Gury-Maître, SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, av.
L’arrêt rendu le 24 novembre 2022 par la deuxième chambre civile de la Cour de cassation illustre les difficultés qui peuvent résulter de l’article L. 114-1 du Code des assurances s’agissant du domaine d’application de la prescription biennale.
En l’espèce, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2014, un véhicule appartenant à la société Ferrari a été endommagé par un incendie alors qu’il se trouvait dans les locaux d’une société de commissaires-priseurs.
À la suite d’une expertise, le véhicule a été déclaré