CE, 10è et 9è ch. réunies, 13 nov. 2020, no 428582, ECLI:FR:CECHR:2020:428582.20201113, Mentionné aux Tables du Recueil Lebon, R. Wadjinny-Green, rapp. ; L. Domingo, rapp. pub.
Le juge de cassation exerce un contrôle de qualification juridique des faits sur la commission d'un crime grave justifiant l'exclusion de la protection subsidiaire en application du b) de l'article L. 712-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En l’espèce, le requérant a été reconnu coupable de détention, d’offre ou de cession, de transport et d’acquisition non autorisés de stupéfiants et condamné à une peine d'emprisonnement de trois ans dont un an avec sursis, assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans. Le juge pénal a constaté l'existence d'une organisation très active en relation avec de nombreux groupes de même nationalité que le requérant, impliquant le transport de stupéfiants dans plusieurs pays européens, la dissimulation d'importantes sommes d'argent et la couverture de ces activités par des contrats de travail de complaisance, les complices de l'intéressé s'étant en outre livrés à du trafic de munitions et de matériel informatique et téléphonique. Ce juge a relevé que les transports de stupéfiants aux Pays-Bas s'effectuaient sous la « haute surveillance » de l'intéressé. Eu égard au rôle de premier plan joué par celui-ci dans ce trafic de