81 Position de l’équation. – Pendant des siècles, la loi était, par principe, nationale. Elle était même une manière d’exprimer la souveraineté nationale en opposition à celle des autres pays. Mais c’était l’époque des « souverainetés closes » 341. La mondialisation, dont on parle tant, affecte autant le droit que l’économie 342. C’est ainsi que les traités internationaux (rappelons ce chiffre, déjà donné, qu’une convention internationale est conclue par la France tous les deux jours) ont fini par entraîner des conséquences capitales dans le droit interne 343. Pourquoi ? À cela, il y a une raison politique qui a trouvé une raison technique pour se développer presque à l’infini.
Le droit national ne peut se concevoir sans le droit européen, mais celui-ci ne peut exister sans le premier. Il y a nécessairement une interaction entre les deux : il ne peut y avoir des droits purement nationaux pour créer une Europe ayant du sens, mais il n’est pas, non plus, possible que les droits nationaux déclinent au profit d’un droit européen qui finirait par tout envahir sans rien irriguer. 344 La question fondamentale est celle de l’équilibre et l’harmonie entre l’Europe et les pays qui la composent.
Comprendre ce défi c’est se demander ce qui incombe aujourd’hui à l’Europe et à ses membres. Qui fait quoi ? Et comment ? L’Europe doit être une « machine » mais