16 Les personnes, les actes. – Le droit de la consommation s’est construit sur l’idée qu’une relation, unissant un consommateur ou non professionnel d’une part, et un professionnel d’autre part, portait en elle-même les germes d’un déséquilibre. Déséquilibre des personnes tout d’abord, le professionnel étant souvent d’un poids économique plus important que le consommateur ; déséquilibre dans la maîtrise de l’objet du contrat ensuite, la relation unissant un sachant et un profane ; déséquilibre dans la maîtrise juridique de l’opération enfin, le contrat étant en pratique rédigé préalablement par le professionnel, le consommateur n’ayant comme autre choix que d’accepter ou de refuser. Traiter ces déséquilibres, tenter de les endiguer, implique en tout premier lieu de circonscrire précisément le champ de l’étude. Fondé sur la qualité des parties, il est donc nécessaire de préciser le sens d’expressions souvent utilisées comme celle de consommateur, de professionnel voire, de manière peut-être moins instinctive, celle de non professionnel. Au-delà des parties elles-mêmes, la relation entre le consommateur et le professionnel s’inscrit dans un environnement plus vaste au sein duquel des structures, privées ou publiques, interviennent pour informer, réguler, proposer, etc. En somme, il existe tout un environnement consumériste qu’il conviendra d’examiner sous l’appellation générique des acteurs
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