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Gazette du Palais

N° 8 - 4 mars 2025

Les souffrances endurées entrent-elles dans le préjudice spécifique de contamination ou le préjudice extrapatrimonial évolutif ?

4 mars 2025

Gazette du Palais

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Auteur(s)

Florence Boyer
Avocat au barreau de Paris, associée, A'Corp, spécialiste en droit du dommage corporel, membre de l'ANADAVI

Thématique(s)

Auteur(s)

Florence Boyer
Avocat au barreau de Paris, associée, A'Corp, spécialiste en droit du dommage corporel, membre de l'ANADAVI

La victime ne peut solliciter la réparation de ses souffrances endurées avant consolidation à la fois dans le cadre des postes « ordinaires » et au titre des postes dits « évolutifs (hors consolidation) » ou « spécifiques », au motif que ces souffrances seraient indemnisées deux fois.

1. Il existe manifestement un problème à la fois de vocabulaire et d’appréhension s’agissant des postes de préjudices intitulés indifféremment dans les décisions (et sans doute dans les demandes) « spécifique de contamination » – créé en 1991 pour permettre l’indemnisation rapide et globale des victimes du VIH post-transfusionnel – et « extrapatrimonial évolutif » – qui figure au sein de la nomenclature Dintilhac1.

Il est donc grand temps que la Cour de cassation mette un terme à la confusion qui règne entre ces deux postes, et clarifie les notions.

Elle a commencé à le faire en 2022 s’agissant du préjudice spécifique de contamination (PSC)2, plus souvent