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Gazette du Palais

N° 02 - 18 janv. 2022

Faux en écriture privée : la caducité du jugement civil ne prive pas l'infraction de son caractère préjudiciable

18 janv. 2022

Gazette du Palais

  • Réf : GPL 18 janv. 2022, n° GPL430z6 Copier la référence
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Auteur(s)

Marilyn Guez
Maître de conférences à l'université Paris Nanterre, membre du Centre de droit civil des affaires et du contentieux économique

Thématique(s)

Auteur(s)

Marilyn Guez
Maître de conférences à l'université Paris Nanterre, membre du Centre de droit civil des affaires et du contentieux économique

« Le délit de faux étant une infraction instantanée qui se consomme par l'établissement de l'écrit falsifié, le fait qu'un jugement civil devienne non-avenu, faute de signification, n’est pas de nature à supprimer le caractère préjudiciable de cette infraction, dès lors qu’il s’agit là d’un événement [procédural] postérieur à sa réalisation. »

Une fois n’est pas coutume, la présente chronique de jurisprudence de procédure civile consacre un commentaire à un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation du 4 novembre 2021. Au détour d’une réflexion sur les éléments constitutifs du faux en écriture privée, la décision commentée invite à revenir, en procédure civile, sur l’incidence du caractère non avenu d’un jugement civil.

En l’espèce, lors d’une procédure devant le juge aux affaires familiales (JAF) statuant sur l’organisation d’un droit de visite et d’hébergement, sont découvertes des lettres dactylographiées vraisemblablement contrefaites évoquant un accord entre les parents, qui auraient permis à la mère d’obtenir gain de cause à l’issue d’une précédente procédure. Le père porte plainte contre X et se constitue partie civile des