CE, 7è et 2è ch. réunies, 11 oct. 2021, no 438872, société coopérative métropolitaine d'entreprise générale (CMEG), Publié au Recueil Lebon (annulation CAA Douai, 17 déc. 2019), T. Pez-Lavergne, rapp. ; M. Le Corre, rapp. pub.
Dans le cadre d'un litige né de l'exécution de travaux publics, le titulaire du marché peut rechercher la responsabilité quasi délictuelle des autres participants à la même opération de construction avec lesquels il n'est lié par aucun contrat, notamment s'ils ont commis des fautes qui ont contribué à l'inexécution de ses obligations contractuelles à l'égard du maître d'ouvrage, sans devoir se limiter à cet égard à la violation des règles de l'art ou à la méconnaissance de dispositions législatives et réglementaires.
Il peut en particulier rechercher leur responsabilité du fait d'un manquement aux stipulations des contrats qu'ils ont conclus avec le maître d'ouvrage.
v. sur le fondement d'une telle action, CE, 24 juil. 1981, n° 13519, société générale d'entreprise, p. 815-816-819 ; sur la compétence du juge administratif en raison de ce fondement, TC, 24 nov. 1997, n° 3060, société de Castro c/ Bourcy et Sole, p. 540 ; dans le cadre d'actions en garantie réciproques entre deux co-maîtres d'œuvre, CE, 30 juil. 2003, n° 233172, société Setec Bâtiment, p. 712-714-845 ; qui juge que les tiers à un contrat administratif ne peuvent en