Cass. 3e civ., 4 juill. 2019, no 18-20842, ECLI:FR:CCASS:2019:C100657, Commune de Boissezon c/ Sté Terre d’Hautaniboul, D (rejet pourvoi c/ CA Toulouse, 4 juill. 2018), Mme Batut, prés. ; SCP Baraduc, Duhamel et Rameix, SCP Ohl et Vexliard, SCP Zribi et Texier, av.
La commune de Boissezon (la commune) a donné à bail à la société Terre d’Hautaniboul (la société) un immeuble à usage commercial dépendant de son domaine privé ; après l’effondrement partiel du chemin rural desservant les locaux loués, un arrêté municipal y a interdit la circulation ; soutenant être dans l’impossibilité de poursuivre leur activité et invoquant un manquement du bailleur à son obligation de délivrance, la société et ses gérants ont saisi la juridiction judiciaire pour voir prononcer la résolution du contrat et obtenir le paiement de dommages-intérêts ; la société Allianz IARD est intervenue volontairement à l’instance, en sa qualité d’assureur de la société ; la commune a soulevé une exception d’incompétence au profit de la juridiction administrative.
La commune fait grief à l’arrêt de rejeter cette exception. Mais aux termes de l’article 1719 du Code civil, le bailleur est obligé, par la nature du contrat, et sans qu’il soit besoin d’aucune stipulation particulière, de délivrer au preneur la chose louée ; cette obligation légale lui impose de