Cass. 3e civ., 4 juill. 2019, no 18-16453, ECLI:FR:CCASS:2019:C300628, M. W. c/ Stés SB Neuilly-sur-Seine et Ajrs, D (cassation CA Versailles, 13 mars 2018), M. Chauvin, prés. ; SCP Baraduc, Duhamel et Rameix, SCP Matuchansky, Poupot et Valdelièvre, av.
Le 28 juin 2012, M. W., propriétaire d’un local commercial donné à bail à la société SB Neuilly-sur-Seine, lui a délivré un commandement, visant la clause résolutoire, de payer la somme de 27 401,37 € au titre des loyers impayés ; le 27 juillet 2012, la société locataire a saisi le tribunal en nullité du commandement et en paiement de dommages-intérêts pour régularisation tardive de charges ; à titre reconventionnel, le bailleur a demandé l’acquisition de la clause résolutoire et le paiement des loyers, charges et taxes avec intérêts ; le 21 juillet 2015, une procédure de redressement judiciaire a été ouverte à l’égard de la société locataire et, le 29 juillet 2016, un plan de redressement a été arrêté et la société AJRS, prise en la personne de M. Y., désignée en qualité de commissaire à l’exécution de ce plan.
La clause résolutoire d’un bail commercial pour défaut de paiement des loyers et charges n’est définitivement acquise avant l’ouverture de la procédure collective du preneur qu’en vertu d’une décision de justice