CA Montpellier, 1re ch, sect. C, 10 janv. 2017, no 14/06714, SARL Bacotec Gestion c/ Époux M., M. Gaillard, prés., Mmes Azouard et Rodier, cons. ; Mes Bories et Causse, SCP Magna/Bories/Causse/Chabert, Me Jegou, SCP avocarredhort, av.
En introduisant avec malignité dans le contrat de bail une clause par laquelle il feignait de renoncer par avance à son droit, consacré par des dispositions d’ordre public, à une indemnité d’éviction en cas de non-renouvellement du bail, sachant pertinemment que cette clause était sans portée alors qu’elle était pour le bailleur une condition substantielle du contrat, le preneur, société spécialisée dans la gestion des résidences de tourisme, a agi dans le dessein de surprendre par la ruse le consentement du bailleur investisseur profane, en le rassurant faussement dans la croyance légitime que sa renonciation constituait un réel engagement de sa part et qu'elle participait à un équilibre des obligations réciproques constituant l'économie générale du contrat. Ce comportement s’analyse en une manœuvre dolosive entachant le contrat.