CE, 2è et 7è ch. réunies, 5 mars 2024, no 484266, Lebon T., J. Eche, rapp. ; D. Pradines, rapp. pub.
En l’espèce, les autorités de l’État de nationalité de la personne réclamée ont été informées par courriel de l’interpellation de leur ressortissant et de la réception d’une demande d’extradition. Ces autorités ont été invitées, « en application de la jurisprudence Petruhhin de la Cour de justice de l’Union européenne », à faire savoir si elles entendaient émettre un mandat d’arrêt européen pour ces faits, et ont répondu négativement par un courriel sans demander d’informations complémentaires.
L’obligation d’information à l’égard de l’État de nationalité de la personne réclamée, issue de l’arrêt Petruhhin (CJUE, 6 sept. 2016, n° C-182/15) précisé par l'arrêt BY (CJUE, 17 déc. 2020, n° C-398/19), est remplie.
La chambre de l’instruction d’une cour d’appel a, en application de l’article 696-14 du Code de procédure pénale (CPP), donné acte à la personne réclamée de son consentement à être extradée.
L’intéressé soutient que cet arrêt ne justifie pas du respect par les autorités françaises de leur obligation d’information à l’égard de son État de nationalité.
Il n’appartient pas au Conseil d’État, statuant au contentieux, d’apprécier la régularité de