Cass. 1re civ., 26 mai 2021, no 20-11855, M. H. c/ Mme H., F-D (cassation partielle CA Rennes, 3 déc. 2019), Mme Batut, prés. ; SCP Gaschignard, SCP L. Poulet-Odent, av.
Étant donné qu’ils accroissent l’indivision, les revenus fonciers procurés par un bien indivis ne doivent pas être pris en considération pour fixer le quantum de la prestation compensatoire.
En l’espèce, les juges du fond, pour fixer le montant de la prestation compensatoire, avaient pris en compte les revenus locatifs provenant d’un immeuble indivis au titre des ressources de l’époux débiteur. La décision de la cour d’appel est cassée par la Cour de cassation au motif que les revenus procurés par un bien indivis accroissent l’indivision et ne permettent donc pas d’apprécier la disparité créée par la rupture du mariage dans les conditions de vie respectives des époux.
Cet arrêt confirme la jurisprudence de la Cour de cassation déjà bien établie en la matière (Cass. 1re civ., 11 oct. 2017, n° 16-15612 et Cass. 1re civ., 15 févr. 2012, n° 10-20018 : à propos d’un bien commun).