CE, 8è et 3è ch. réunies, 27 mai 2020, no 433608, ECLI:FR:CECHR:2020:433608.20200527, Mentionné aux Tables du Recueil Lebon (rejet pourvoi c/ CAA Nantes, 18 juin 2019), C.-E. Airy, rapp. ; R. Victor, rapp. pub.
Le transfert d'une voie privée ouverte à la circulation publique dans le domaine public communal ayant notamment pour effet de ne plus faire dépendre le maintien de l'ouverture à la circulation publique de la voie du seul consentement de ses propriétaires et de mettre son entretien à la charge de la commune, les riverains de la voie justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour demander l'annulation pour excès de pouvoir de la décision refusant de la transférer dans le domaine public de la commune sur le fondement de l'article L. 318-3 du Code de l'urbanisme.
Il résulte de ce qui précède que les requérants ainsi que la société civile de construction-vente (SCCV) Les Viviers, dont il est constant qu'ils sont riverains des parcelles visées par la procédure de transfert, justifient en cette qualité d'un intérêt les rendant recevables à contester la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine en date du 5 mai 2015. Ce motif, qui repose sur des faits constants n'appelant aucune appréciation, doit être substitué au motif erroné, tiré de ce que les parcelles en cause étaient grevées d'une servitude de passage au profit d'une parcelle appartenant à la SCCV Les Viviers,