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Revue

Gazette du Palais

N° 225 - 13 août 2013

Répercussion de l'allègement des charges sur les bas salaires entre les entreprisesde travail temporaire et les entreprises utilisatrices

13 août 2013

Gazette du Palais

  • Réf : Gaz. Pal. 13 août 2013, n° 141u0 Copier la référence
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Auteur(s)

Michel Armand-Prévost
Vice-président honoraire du tribunal de commerce de Paris

Thématique(s)

Auteur(s)

Michel Armand-Prévost
Vice-président honoraire du tribunal de commerce de Paris

Le groupe Saint-Gobain est un client majeur sur le marché du travail temporaire. Ses filiales avait recours dans une large mesure à l’entreprise de travail temporaire Randstad jusqu’en janvier 2011.

Depuis juillet 2003, ces filiales ont bénéficié de la rétrocession d’une partie des allègements des charges patronales institués par la loi n° 2003-47 du 17 janvier 2003 (loi Fillon).

Estimant que c’est non pas une partie des allègements de charges qui devait être reversée par l’entreprise de travail temporaire mais leur totalité, Saint-Gobain a demandé à Ranstad, en 2010, de lui rétrocéder l’intégralité de ces allègements perçus depuis l’entrée en vigueur du dispositif Fillon en juillet 2003. Randstad a refusé.

 

Les filiales de Saint-Gobain ont assigné Randstad devant le tribunal pour :

- voir dire qu’en ne rétrocédant pas à Saint-Gobain le montant des allègements Fillon, Randstad a manqué à ses obligations contractuelles de loyauté et d’exécution de bonne foi, engageant sa responsabilité contractuelle ;

- dire que les clauses contractuelles relatives à la non-rétrocession des allègements Fillon dont se prévaut Randstad sont contraires à l’ordre public et sont donc nulles ;

- condamner Randstad à verser la somme de 9,7 millions d’euros à Saint-Gobain au titre de la rétrocession des allègements Fillon.