CA Versailles, 1re ch., 16 avr. 2015, nos 14-04253, 14-07237, 14-05360, 14-04245, 14-04244, 14-04243, 14-05356, 14-05360 et 14-07327
Dans huit décisions du même jour, la cour d’appel de Versailles a prononcé l’adoption plénière d’un enfant né d’une procréation médicalement assistée à l’étranger par l’épouse de la mère. Elle tire ainsi les conséquences des deux avis du 22 septembre 20141 dans lesquels la Cour de cassation avait indiqué que « le recours à la procréation médicalement assistée ne fait pas obstacle à l’adoption de l’enfant du parent biologique par son conjoint de même sexe ».
Le contournement des règles françaises de procréation médicalement assistée par un couple homosexuel ne justifie donc pas la mise à l’écart de la loi française qui autorise l’adoption de l’enfant du conjoint, y compris pour les couples homosexuels. Et on peut le comprendre : après tout la fraude ne tient pas en soi dans l’adoption de l’enfant du conjoint en application du droit français, mais dans la naissance de l’enfant par procréation médicalement assistée.
Notes de bas de page
Cass. avis, 22 sept. 2014, nos 15010 et 15011 : Defrénois flash 13 oct. 2014, p. 12 ; Defrénois 30 déc. 2014, p. 1319, n° 118h3, obs. P. Callé.