Chapitre I Les dispositions intellectuelles
Il existe des qualités intellectuelles et physiques indispensables à l’exercice de la plaidoirie. Certains en disposent de manière innée. D’autres savent que pour les acquérir, il faudra prendre un chemin long et sinueux.
Qu’il ait le don de l’éloquence ou non, l’avocat doit, comme le préconise Boileau 262, vingt fois sur le métier remettre son ouvrage, le polir, le repolir.
Éric Dupond-Moretti le rappelle trois siècles et demi plus tard : « je ne crois pas au talent. Vous savez ce qu’a dit Brel sur le talent ? 10 % de don et 90 % de travail. C’est vrai » 263.
L’avocat est un artisan de la parole qui ne doit jamais cesser d’améliorer son art 264.
Les qualités intellectuelles dépendent entre autres de la culture, de l’éducation et du savoir.
La compétence de l’avocat se caractérise par son savoir-faire 265 et notamment sa maîtrise du droit et de la procédure. Il n’est pas possible de parler clairement d’une chose sans bien la connaître et l’avoir comprise.
Souvent l’auditoire de l’avocat est composé de professionnels du droit, aguerris aux règles de droit et aux arcanes de la procédure. Jura novit curia 266 disait-on à Rome.
L’avocat ne peut donc faire l’économie d’une solide connaissance du droit lorsqu’il conseille, négocie ou assiste. Ses