359. Plan. – Le processus amiable, qui repose sur les principes fondamentaux de liberté et de responsabilité, prône un rapport d’égalité entre des partenaires, qui se réapproprient leur conflit, dans une dimension horizontale, empathique et respectueuse de l’autre, où l’équité doit trouver toute sa place. Il traite des relations, des représentations, des émotions, des valeurs, du sentiment de justice des partenaires, de la compréhension des ressentis de l’autre, et tend à trouver une solution mutuellement acceptable répondant aux besoins et aux intérêts des parties, une solution relevant du sur-mesure dans une perspective d’avenir en abordant l’entièreté du conflit. Ce chapitre sera consacré à la méthodologie du processus amiable à l’aide d’un tiers facilitateur : le juge, le médiateur ou le conciliateur de justice. La réussite du processus repose sur la confiance qui ne se décrète pas mais qui se mérite.
360. Objectifs. – Ce processus vise à gérer au mieux le conflit et non pas à l’éradiquer. Le conflit, comme le dit Hannah Arendt, est consubstantiel de la démocratie comme la contradiction. En revanche, on peut essayer de le gérer au mieux de ses intérêts, mais aussi de ceux de la société. Le processus amiable pour être efficace requiert une formation de ses acteurs, une maîtrise des techniques de communication et de l’ingénierie de la relation.