L'époux ayant alimenté, par des deniers communs, un compte personnel d'épargne de retraite complémentaire en doit récompense à la communauté. Par ailleurs, une fois la date de jouissance divise fixée, aucune indemnité d'occupation ne peut être due par l'attributaire du bien.
Cass. 1re civ., 2 oct. 2024, no 22-20990, F-D (cassation partielle CA Rouen, 27 janv. 2022) : RGDA déc. 2024, n° RGA202d8, note S. Lambert ; DEF 21 nov. 2024, n° DEF222x3
Dans cette espèce, après leur divorce, des désaccords sont survenus entre des ex-époux lors de la liquidation de leur régime matrimonial de communauté de biens réduite aux acquêts, en particulier sur deux points :
- l’ex-époux avait alimenté pendant le mariage un contrat d'épargne de retraite complémentaire à l'aide de fonds communs. L’ex-épouse sollicitait une récompense au bénéfice de la communauté, demande à laquelle le mari s’opposait ;
- après le prononcé du divorce, l’ex-épouse a occupé un bien commun situé au Maroc. L’époux sollicitait le bénéfice d’une indemnité d’occupation au profit de l’indivision à compter du début de cette occupation et jusqu’au jour du partage définitif, ce à quoi l’ex-épouse s’opposait.
La cour d’appel de Rouen saisie de l’affaire a d’abord considéré, s’agissant du contrat de retraite complémentaire, qu’aucune récompense n’était due par