Cass. 3e civ., 24 nov. 2021, no 20-15814, Sté Transaction et investissement et Sté Art & indivisions contemporaines c/ Sté Alvernaise, Sté Axa France IARD et Syndicat des copropriétaires, F-D (cassation partielle CA Paris, 5 févr. 2020), Mme Teiller, prés. ; SCP Boré, Salve de Bruneton et Mégret, SCP Boullez, SCP Boutet et Hourdeaux, SCP Gadiou et Chevallier, av.
Une SCI a donné à bail à un locataire des locaux situés en rez-de-chaussée et sous-sol d'un immeuble. Des traces de salpêtre et des cloques d'humidité étant apparues sur les murs intérieurs, la locataire a mis la bailleresse en demeure de remédier à l'insalubrité des locaux, puis lui a demandé de réaliser des travaux de remise en état des murs et de réduire le montant du loyer, et l'a assignée en réparation de son trouble de jouissance.
La cour d’appel déboute la locataire de ses demandes en dommages et intérêts. Cette dernière se pourvoit en cassation.
Réponse de la Cour de cassation : selon les articles 1719 et 1720 du Code civil, le bailleur est obligé, par la nature du contrat, de délivrer au preneur la chose louée en bon état de réparations de toute espèce, d'entretenir cette chose en état de servir à l'usage pour lequel elle a été louée, d'y faire, pendant la durée du bail, toutes les réparations qui peuvent devenir