Courant avril 2011, un courrier circulaire anonyme est parvenu à de nombreux journalistes et à leurs rédactions, annonçant que « la révolution du mobile commence (...) le 11 mai » et les invitant à se rendre sur un site internet « la revolutiondumobile.com ». Aucune mention légale de l’éditeur ne figurait sur le site.
Free s’est inquiétée de cette campagne, organisée de façon anonyme au mépris des régles légales en matière de communication publicitaire et d’édition de sites en ligne, et qui, selon elle, venait contrecarrer l’annonce de la « révolution » promise par elle depuis quelques mois.
Il s’est révélé que la campagne était organisée par les sociétés SAS Numéricable et NC Numéricable.
Free les a assignées devant le tribunal de commerce de Paris et a demandé leur condamnation à la somme de 10 000 000 € en réparation du préjudice subi.
Free soutenait que les sociétés Numericable avaient violé les régles d’identification des éditeurs de services en ligne, les régles d’identification des annonceurs d’une publicité en ligne et que ces fautes ont créé une confusion avec ses propres pratiques publicitaires et constituent des agissements parasitaires.
Le tribunal a condamné les deux sociétés défenderesses avec la motivation suivante :
« Attendu qu’une fois exactement dévoilée l’offre de