CE, 25 févr. 2015, no 375590, Lebon
Quel rôle est dévolu au juge judiciaire en cas de licenciement d’un salarié protégé dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ? C’est à cette question que répond le Conseil d’État dans l’arrêt signalé, dans une affaire où les faits étaient antérieurs à la loi du 14 juin 2013 de sécurisation de l’emploi, qui a confié au juge administratif le contrôle de la validité du PSE. Dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire d’une société, l’administrateur judiciaire a sollicité de l’inspecteur du travail l’autorisation de licencier un salarié titulaire de plusieurs mandats représentatifs. L’autorisation de licenciement, qui n’a fait l’objet d’aucun recours, a été accordée. Le salarié protégé et les autres salariés licenciés ont saisi le conseil de prud’hommes, qui les a déboutés de leur demande de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Sur appel du salarié protégé, la cour d'appel a renvoyé au juge administratif la question de la légalité de la décision de l'inspecteur du travail autorisant le licenciement. Le Conseil d’État est ici saisi par le salarié d’un appel à l’encontre du jugement du tribunal administratif qui a déclaré légale la décision de l’inspecteur du travail. Le Conseil d’État rappelle que « dans le cas où la demande de licenciement est fondée sur