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Gazette du Palais

N° 9 - 17 mars 2026

La résiliation du bail commercial pour non-paiement de loyers postérieurs : l'incidence d'une liquidation judiciaire ouverte sur résolution d'un plan

17 mars 2026

Gazette du Palais

  • Réf : GPL 17 mars 2026, n° GPL488e4 Copier la référence
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Auteur(s)

Diane Boustani-Aufan
Maître de conférences à l'université Nice Côte d'Azur, membre du CERDP (UPR 1201), co-directrice du Master 2 Droit des entreprises en difficulté

Thématique(s)

Auteur(s)

Diane Boustani-Aufan
Maître de conférences à l'université Nice Côte d'Azur, membre du CERDP (UPR 1201), co-directrice du Master 2 Droit des entreprises en difficulté

Une liquidation judiciaire ouverte à l’encontre d’un locataire concomitamment à la résolution d’un plan de redressement fait obstacle à la résiliation du bail commercial pour des loyers échus postérieurement au jugement d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire. Le bailleur dispose cependant de la faculté de se prévaloir d’une décision constatant ou prononçant la résolution du bail dès lors que cette décision a acquis force de chose jugée avant le jugement d’ouverture de cette nouvelle procédure.

1. La résiliation du bail des locaux professionnels est rigoureusement encadrée lorsque le preneur à bail fait l’objet procédure collective, de sorte que le bailleur dispose de marges de manœuvre très limitées pour y mettre fin.

En effet, le législateur soumet la résiliation du bail commercial à des conditions plus strictes que celles des autres contrats. Ainsi, seuls les loyers et charges afférents à une occupation postérieure au jugement d’ouverture peuvent fonder une action en résiliation, sous réserve du respect d’un délai d’attente de trois mois à compter du jugement d’ouverture1. En revanche, pour les dettes locatives antérieures audit jugement, le bailleur doit se soumettre à la discipline collective en