L’arrêt de la grande chambre de la Cour européenne des droits de l’Homme consacre la liberté de mouvement dont les journalistes doivent pouvoir jouir dans le cadre de manifestations, y compris violentes, se déroulant sur la voie publique.
CEDH, gde ch., 11 déc. 2025, no 13186/20, Tsaava et a. c/ Georgie : consultable sur https://lext.so/Ip8WAS
Les 20 et 21 juin 2019, des manifestations devant le Parlement géorgien à Tbilissi ont généré des violences. Plus de 200 personnes, dont 80 policiers et 40 journalistes, ont été blessées. La police a utilisé des balles en caoutchouc, des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes.
La grande chambre a rendu un très long arrêt le 11 décembre 2025, dont nous n’allons traiter que la partie relative à l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme (Convention) qui aboutit à la conclusion de l’obligation positive pour les États de protéger les journalistes lors de manifestations sur la voie publique. Dans cette affaire, 13 journalistes blessés par la police alors qu’ils effectuaient des reportages sur la manifestation devant le Parlement ont saisi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).
« La collecte d’informations est une étape préparatoire essentielle du travail de journaliste, et est donc inhérente à la liberté de la presse » (§ 374). « Tout mauvais traitement